Petit matin gris de mai
les carpes en robes orange
glissent la bouche ouverte
Offrir un cœur jaune
à un jour d’été noir et blanc
Vague dans les yeux
Entre les buildings
un arbre géant
agite le printemps
Relaxation zone
toutes nues dans le hammam
perles d'eau sur ma cuisse
Sous les mèches savantes
des cœurs en bandoulière
Dialogue du printemps
Souffle de mai
sur sa peau nue -
L'arbre en danse
Il garde l’espace
où l’homme ne fait que passer
De lumière à matière
Dans l'air d'été
doux comme de la ouate
le sein de la terre
En mains lumineuses
en étoiles vertes
le réel frémit
Fin du jour
une petite barque habitée
passé au présent
flirte avec l'immensité
calmement